#compol, #numérique, 2017, 3 questions à Aurore Bergé

photoaberge_-600x570Aurore Bergé est responsable de la campagne digitale et des réseaux sociaux d’Alain Juppé. Elle est conseillère d’agglomération LR de Saint-Quentin en Yvelines et Directrice conseil d’Hopscotch Group. Elle participera à l’événement 2.017, le numérique peut-il faire l’élection, organisé par Nemo Claudit le jeudi 22 septembre dans le cadre de la Nantes/Saint-Nazaire Digital Week.

Quelles seront les tendances marquantes en matière de communication politique numérique pour 2017 ?

La grande nouveauté en 2017, c’est que tous les candidats seront dotés des mêmes outils : qu’il s’agisse des outils big data d’agrégation et d’analyse de données ou qu’il s’agisse des outils de communication digitale.
L’enjeu est donc bien plutôt celui des usages : quelle sera la compréhension et l’adoption de ces outils par les soutiens, sympathisants et équipes des candidats ? Quelle utilisation personnelle les candidats en font-ils ?

Nation Builder n’est rien si nous n’avons pas une véritable stratégie d’identification et de conquête des électeurs. Twitter est inutile si nous ne savons pas raconter l’histoire de la campagne ou si nous trichons en essayant de travestir l’identité de notre candidat. Ce ne sont jamais les outils qui guident une campagne et ceux qui seraient tentés d’y céder s’y perdraient.

Les outils numériques peuvent-ils faire la différence en politique ?

Ils sont incontournables mais ils ne sont pas suffisants. Je les vois plutôt comme des accélérateurs : accélérateurs de temps, d’accès à l’information, de contacts des Français, de mobilisation, de recrutement, d’image. Si et seulement si on ne les utilise pas pour truquer.

Contrairement à ce que certains s’entêtent à penser, les outils numériques, notamment les réseaux sociaux, supportent mal le travestissement de la vérité. On ne s’abonne pas aux comptes d’hommes et de femmes politiques pour avoir le point de vue de leurs community managers mais bien pour avoir un rapport direct, sans filtre avec eux. Et c’est d’ailleurs cet intérêt qui est stimulant pour les politiques : ils n’ont pas le filtre média ou journalistes et peuvent être interpellés directement.

Les entreprises ont-elles des choses à apprendre de l’utilisation du numérique en politique ?

Le web marketing est assez peu différent : il s’agit de cibler des profils susceptibles de soutenir votre marque et les hommes et les femmes politiques font partie de cette univers. Ils ont une image qui leur est attachée, des habitus, des caractéristiques, des canaux d’expression privilégiés, des cibles particulières.

Retrouvez les réponses de Philippe Moreau-Chevrolet à ces 3 questions

Inscrivez-vous à la conférence organisée le jeudi 22 septembre à 18H30 à Saint-Nazaire.