#compol, numérique, 2017 : 3 questions à Philippe Moreau-Chevrolet

PMCPhilippe Moreau-Chevrolet est communicant et président de MCBG Conseil, une agence de communication spécialisée dans la communication personnelle des dirigeants. Il participera à l’événement 2.017, le numérique peut-il faire l’élection, organisé par Nemo Claudit le jeudi 22 septembre dans le cadre de la Nantes/Saint-Nazaire Digital Week.

Quelles seront les tendances marquante en matière de communication politique numérique pour 2017 ?

 

La collecte de data sera la priorité numéro 1, surtout pour les petits candidats. Elle résulte aussi de la montée en puissance de nouveaux outils de gestion de la donnée (Nation Builder, Cinquante +1) et d’une prise de conscience liée aux dernières élections US (ou la data avait constitué le phénomène N°1).

 

Ensuite on verra l’explosion du live video sur Facebook / YouTube / Periscope comme nouvel outil de communication électoral.

 

Les outils numérique peuvent-ils faire la différence en politique ?

 

Les outils numériques peuvent contribuer à moderniser ou rajeunir l’image d’un candidat, ou souligner sa modernité. Exemples : Le Maire, Macron. Elles accentuent, de fait, la proximité des candidats qui les emploient avec la population, essentiellement parce que les candidats plus installés ne les utilisent pas ou ne savent pas comment la population française communique au quotidien, et s’en moquent (Hollande, Juppé…).

 

Les entreprises ont-elles des choses à apprendre de l’utilisation du numérique en politique ?

 

Clairement, oui. La politique est un art pauvre. L’absence de budget et la nécessité absolue d’obtenir des résultats produit des expérimentations souvent intéressantes. Fait nouveau, des sociétés comme LMP (Liégey Muller Pons) commencent à introduire une logique scientifique (études randomisées) dans ces expérimentations, en rapprochant la communication politique française du modèle américain.